J’ai rencontré la mer que je ne marchais pas encore et il paraît que mes premiers mots furent "pieds-pieds, l’eau-l’eau", oui, j’ai parlé très tôt ceci expliquant certainement ma tendance récurrente à parler sans concision !
La veille du départ à la côte, c’était le branle-bas, il ne fallait pas me demander deux fois de préparer les jeux de plage.
Je dévalais prestement les escaliers de la cave où étaient rangés tous ces trésors sentant encore la marée.
La pelle, instrument majeur de mon esprit constructif, les seaux qui transporteraient l’eau nécessaire à la stabilité, un râteau et quelques formes pour la décoration composaient la base essentielle à des heures de plaisir dans le sable, sans oublier les billes, les restes de papier crépon, les tiges et fils de fer pour créer le plus beau des magasins de fleurs.
Pour les joies aquatiques, le masque à tuba incorporé, le petit canoë "Fina", et le filet à crevettes étaient incontournables.
Pour le sport, le jokari, les raquettes Donnay en bois et les patins à roulettes complétaient l’équipement.
On était paré.